
Roman Signer
Installation hélicoptère 1990



Présentation de l’édition et sérigraphies : Shakespeare’s xxxth, suite de dix sérigraphies, 1979 ; A Journey, suite de dix sérigraphies, 1979 ; Eros, suite de cinq sérigraphies, 1979 ; Incidental Music for Yo-Yo Ma, suite de dix sérigraphies, 1979 ; Graphic Portraits, suite de treize sérigraphies, 1978. Du 18 septembre au 28 octobre 1989 (vernissage le 16 septembre 1989). Le 15 septembre 1989 en soirée, à l’UGDO (aujourd’hui l’Usine) : performance de Emmett Williams dans le cadre du Festival de Poésie sonore, La Bâtie 1989. Le 5 octobre 1989 en soirée : concert de István Matuz, flûtiste : Voices de László Sáry, pièce pour flûte seule et bande magnétique, dans le cadre du Festival Extasis.
Pendant l’exposition: présentation au Centre du film Images du monde visionnaire d’Henri Michaux, réalisé par Eric Duvivier (1963).
Le 14 juin 1989 en soirée: Concert du Nouveau Quatuor de Genève, 5e Quatuor de Giacinto Scelsi dédié à Henri Michaux et les œuvres de H. Villa Lobos et Anton Webern
Aujourd’hui, il nous semble primordial de rendre compte par des textes de cette volonté de produire et d’expérimenter qui fut celle de Michaux, avec toujours la même honnêteté face au signe en mouvement et au signe abstrait, au même titre que ses points de vue cinématographiques, donnés à voir, dans leur profusion, comme un livre d’images. Michaux ne déclare-t-il pas : « C’est le cinéma que j’apprécie le plus dans la peinture » ? Mais évoquer Michaux en tant que peintre est indissociable de son rapport à l’écriture, tous les articles du présent ouvrage en témoignent. Nous souhaitons que ce catalogue puisse apporter quelques éléments de réponse à la question toujours ouverte de la relation entre peinture et écriture chez Henri Michaux…(Anne Patry et Paul Viaccoz, tiré de l’introduction du catalogue Henri Michaux, 1899-1984)


Photographies de 1984 à 1989.
Les paysages de Andreas Gursky sont des terrains de football, des piscines, des montagnes, des lacs artificiels, des aires de jeu, des zones intermédiaires entre ville et campagne, des lieux de promenade dominicale. L’homme est au centre de ces photographies, même si le paysage est omniprésent. […] Les cadrages, très ouverts, déterminent des visions presque panoramiques où chaque silhouette semble réduite à la taille d’un insecte perdu dans l’immensité. Les détails sont traités avec une très grande précision – le dernier plan est toujours aussi net que le premier – et avec une intensité qui rend tout équivalent. Cette qualité accentue l’impression de vide, renforce la sensation de distance qui sépare le photographe du paysage et isole les figures. La lumière, portée sur toute la surface, produit une clarté froide et presque insoutenable qui met encore plus le sujet humain à distance, dominé par cette brillance implacable. Les couleurs, souvent claires, sont travaillées plutôt dans les verts et jaunes, les rouges sont isolés et plus violents. Les ciels virent au blanc, dématérialisant et idéalisant ces grandes vues. Une contradiction s’élève entre l’hédonisme de ces lieux de sport, de plaisirs, découverts au travers de cette légèreté lumineuse et colorée et cette implacable réalité matérialisée par une technique glacée. Cette contradiction s’étend au médium photographique dont l’essence instantanée prend incidemment des effets de pose, parfois très appuyés. (Véronique Bacchetta, extrait du communiqué de presse)
Présentation de la série complète des 35 estampes grand format éditées par le Centre et exposées en 1988 (Stéphane Brunner, Gravures, du 17 mars au 23 avril 1988) et de peintures, Musée des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds.
Après plusieurs mois de recherche autour des différentes possibilités de l’eau-forte, Stéphane Brunner utilise finalement des mélanges d’encre typographique noire et remplace les effets de l’aquatinte par un sablage industriel de la plaque. Stéphane Brunner part alors d’un module géométrique déterminé, qu’il recompose à chaque tirage, pour obtenir une série de 35 estampes uniques – chaque estampe comprenant plusieurs impressions de surfaces noires de qualités différentes. Comparable à ses encres de Chine, ce lent travail de couches superposées qui évolue subtilement d’un tirage à l’autre joue donc sur l’ambiguïté des conditions et des modalités qu’une pratique doit remplir pour répondre à sa définition. (Véronique Bacchetta, extrait du communiqué de presse)

Le Centre genevois de gravure contemporaine, en 1985, avait exposé plusieurs travaux de jeunes artistes genevois, issus de l’École supérieure des arts visuels de Genève. Sans être à la chasse aux jeunes talents, le Centre aimerait montrer que la gravure est encore aujourd’hui un terrain d’investigation pour de nouvelles préoccupations formelles ou conceptuelles. Mori Shigeru, né au Japon en 1952, élève de l’atelier de gravure de l’École supérieure des arts visuels de Genève depuis 1985, travaille avec une technique traditionnelle, particulièrement spectaculaire – la manière noire à l’aquatinte – qu’il utilise dans une perspective « moderne » avec des rapports de formes abstraites et minimales. (Véronique Bacchetta, extrait du communiqué de presse)